InTerreCo pour un tourisme durable et responsable

InTerreCo pour un tourisme durable et responsable

« Protéger, exceller, développer »

Le Grand Chambord et le Domaine national de Chambord, mobilisés en vue du label « Grand site de France », un grand projet de tourisme durable et de proximité !

La Communauté de Communes du Grand Chambord (CCGC) et le Domaine national de Chambord portent un projet stratégique pour un territoire d’exception !  Ce 2 novembre 2020[1], le Domaine national de Chambord devait accueillir l’ensemble des acteurs locaux et régionaux, à l’occasion de la présentation du projet “Grand Site de France” et du plan d’action porté par la CCGC et le Domaine. Organisée sous l’égide d’Yves ROUSSET, préfet de Loir-et-Cher, Gilles CLÉMENT, Président de la CCGC et de Jean D’HAUSSONVILLE, Directeur Général du Domaine national de Chambord, la conférence devait être conduite par Koffi Selom AGBOKANZO, maître de conférences, accompagné des membres du collectif In-Terre-Co. La pandémie en a décidé autrement et l’évènement se tiendra ultérieurement. Ce délai supplémentaire est mis à profit pour apporter un éclairage plus approfondi sur une initiative singulière et prometteuse.

« L’identité de notre territoire est associée aux habitants qui participent au quotidien à sa construction et au Domaine national de Chambord, classé au patrimoine mondial de l’humanité. Aujourd’hui, dans une perspective de développement local, nous voulons fédérer les acteurs économiques et la population autour de ce pôle majeur d’attractivité. » souligne un élu de la Communauté de Communes du Grand Chambord.

Afin de mener à bien cette grande ambition, les élus, assistés par le collectif In-Terre-Co sur le volet marketing territorial, lancent l’opération « Grand site de France ». Pour acquérir ce label, le territoire engage une politique de tourisme durable et responsable tournée vers les acteurs économiques locaux et les résidents. L’objectif est d’associer les énergies et les ressources locales dans une même dynamique de valorisation du territoire. Cette mise en lumière passe par le soutien à la création d’offres de biens et de services originaux et authentiques, l’appui aux programmes de préservation des lieux et des paysages et l’invitation faites à toutes les parties prenantes de devenir les ambassadeurs du territoire.

Initiée en 2019 à la demande des élus du Grand Chambord alors que l’épidémie de la Covid-19 ne sévissait pas, cette réflexion se révèle stratégique dans le contexte actuel de crise sanitaire.

En savoir plus sur

Le label « Grand site de France » est décerné pour une durée de 6 ans par le ministère de la transition écologique et solidaire. Ce label est attribué en fonction de critères d’éligibilité rigoureux portant sur la protection, la réhabilitation et la gestion active du paysage, l’accueil des visiteurs et le développement local durable (cf. Art. L. 341-15-1 du code de l’environnement). 

La Communauté de Communes du Grand Chambord réunit 16 communes pour lesquelles elle gère de nombreuses compétences dont le développement économique et touristique. Les 43 élus communautaires issus des 16 communes membres se réunissent régulièrement lors de conseils communautaires. Par leurs votes, ils définissent les politiques à mener, les équipements à construire et les services à mettre en place sur le territoire. La Communauté de communes compte 21064 habitants et 997 entreprises.

Le Domaine national de Chambord          
Inscrit depuis 1981 au patrimoine mondial de l’UNESCO, le Domaine national de Chambord a fêté ses 500 ans en 2019. Établissement culturel national, Chambord n’a de cesse de développer la fréquentation de son château qui atteignait plus d’un million de visiteurs en 2018. Au cours des ans, Chambord a noué de prestigieux partenariats internationaux avec la Chine, l’Inde et l’Italie. Aujourd’hui Chambord veut incarner le tourisme de demain, tourné vers la famille et la détente et valoriser ses milliers d’hectares de nature préservée.

InTerreCo : un collectif au service du rayonnement territorial
InTerreCo est la rencontre de cinq professionnels partageant une même vision d’un tourisme durable et responsable. Le collectif s’enrichit des nombreux projets co-portés par ses différents membres et des contributions de ses chercheurs tant conceptuelles que méthodologiques. Dans ce « think tank », scientifiques et praticiens confrontent sans cesse leurs connaissances théoriques et leurs expériences terrain afin de gagner ensemble en savoirs, en compétences, en capacité d’adaptation et d’anticipation. 

Pour plus d’information contacter

Koffi Selom AGBOKANZO
Dr-PhD / Maître de conférences en Sciences de Gestion et du Management de l’Université Catholique de l’Ouest – UCO Nantes

Mail : kagbokanzo@uco.fr https://interreco.fr/

 

[1] Compte tenu des mesures sanitaires actuelles, l’évènement est reporté à une date ultérieure.

InTerreCo vous souhaite un bel été 2020 !

[Pause : mois d’août 2020 !]

Notre blog sera temporairement inactif durant ce mois d’août 2020 en raison des vacances de plusieurs membres de notre Collectif. Nous serons de retour dès septembre prochain pour vous partager nos aventures dans l’univers du tourisme et du développement durable des territoires.

InTerreCo vous souhaite un bel été 2020 !

Nous vous remercions très sincèrement de nous suivre et pour la confiance témoignée durant ces premiers mois de vie de notre Collectif.

A très bientôt  !

 

 

Grand Site de France, InTerreCo.

Le Réseau des Grands Sites de France

Le Réseau des Grands Sites de France (RGSF) est une association française loi 1901, reconnue d’intérêt général, qui a été créée le 7 novembre 2000. Il regroupe différents organismes locaux qui ont pour vocation de gérer et de mettre en valeur des sites classés sur les territoires français. On y distingue aussi bien des sites ayant obtenu le label « Grand Site de France » attribué par le ministère de la Transition écologique que des sites non labellisés qui aspirent à l’obtenir.

Un Grand Site de France

Un Grand Site de France est un espace naturel et/ou culturel d’exception, généralement classé, qui fait l’objet d’une forte fréquentation touristique. Il est géré par différents organismes locaux (communautés de communes, syndicats mixtes, etc.) qui mettent en oeuvre des politiques fondées sur des valeurs communes en lien avec la préservation et la valorisation de ce(s) lieu(x) unique(s). Pour obtenir le label de « Grand Site de France », il est nécessaire d’intégrer le Réseau des Grands Sites de France (RGSF) et de répondre à un cahier de charges en rapport avec la préservation et la valorisation des périmètres du territoire concerné.

Deux membres de notre Collectif travaillent actuellement sur le volet marketing territorial d’une opération Grand Site de France dans la Communauté de Communauté de Communes du Grand Chambord (CCGC). Des dires de la directrice du RGSF, Soline Archambault, c’est la première fois qu’une stratégie de marketing territorial est pensée en amont et en cours d’une opération visant à l’attribution du label « Grand Site de France ». Ce qui constitue un réel atout pour le territoire du Grand Chambord et une véritable opportunité pour d’autres territoires français qui souhaitent s’inspirer d’une telle démarche.

Le label des Grands Sites de France met en valeur des paysages exceptionnels, à découvrir sur tout le territoire.

Le Routard (février, 2019).

Vidéo – Le Routard : le Réseau des Grands Sites de France

Une mission de préservation, de gestion et de valorisation

L’une des principales finalités d’une Opération Grand Site (OGS) est la restauration des espaces dits remarquables de par leur renommée et leur fréquentation touristique. En concertation avec les différentes parties prenantes concernées par la gestion du périmètre faisant l’objet de l’OGS, le RGSF accompagne la politique de restauration, de préservation des sites, de gestion des flux touristiques, de participation des locaux à la vie du Grand Site, d’amélioration de la qualité des visites et du partage équitable des retombées économiques entre les différents acteurs locaux. Cet accompagnement est fait dans le cadre des directives fixées par le ministère de la Transition écologique pour l’obtention du label d’excellence « Grand Site de France » (valable 6 ans renouvelable et inscrit au code l’Environnement – loi Grenelle 2 du 10 juillet 2010). C’est un label qui témoigne de la réelle volonté d’un site et/ou d’un territoire de s’inscrire dans une logique de développement durable, voire d’économie sociale et solidaire. C’est le cas aujourd’hui dans la Communauté de Communes du Grand Chambord où l’intercommunalité mène une OGS en partenariat avec le Domaine national de Chambord.

Communauté de Communes du Grand Chambord (CCGC).
Communauté de Communes du Grand Chambord (CCGC).

« Actuellement, on peut percevoir ce territoire comme une association d’acteurs locaux disposant de réels atouts dans les volets du tourisme patrimonial, du tourisme de nature, de l’œnotourisme et des activités de loisirs sportifs. Le Grand Chambord est animé par des dynamiques indépendantes avec en son centre le lieu de forte attraction touristique : le Domaine national de Chambord.
Ce fonctionnement « autonome » des entités locales s’illustre également par un émiettement des flux d’entrée et de sortie du territoire. Une mutualisation des flux permettrait de créer une véritable porte d’entrée intercommunale par laquelle se dessinerait un cheminement destiné à découvrir et redécouvrir tous les atouts du Grand Chambord.
Si le rayonnement de la commune de Chambord/ Domaine national de Chambord à l’échelle micro et macro n’est plus à démontrer, l’interconnexion avec les pôles locaux doit être renforcé à l’échelle intercommunale ».

Tout comme l’illustre ces propos de Maxime Dargenton, membre du Collectif « In-Terre-Co », la démarche InTerreCo vise à répondre au besoin d’association et de participation des différents acteurs locaux à la politique de préservation, de gestion et de valorisation des territoires, voire des Grands Sites de France.

Un large réseau

Le RGSF compte aujourd’hui 47 Grands sites membres (labellisés ou non) qui sont présentés sur le site Internet du réseau. Il est un espace de réflexions, d’innovations et d’échanges de bonnes pratiques (savoir-faire) entre les différents acteurs gestionnaires.

Logo associé à un un territoire et/ou lieu ayant obtenu le label Grand Site de France.
Logo associé à un territoire et/ou lieu ayant obtenu le label Grand Site de France.

InTerreCo, destination touristique : notion clé dans le tourisme.

La destination touristique : une notion clé dans l’industrie du tourisme

Traditionnellement, l’activité touristique fait référence à une personne ou à un groupe de personnes qui séjourne pendant une période donnée dans un lieu autre que le milieu de vie habituel. Aujourd’hui, cette approche peut être questionnée au vu des mutations qui s’opèrent dans l’industrie du tourisme pour donner suite à la crise du Covid19. Le lieu prend un sens encore plus complexe dans les logiques touristiques et devient un élément clé pour les différents acteurs gestionnaires confrontés aux nouveaux enjeux de l’industrie du tourisme. De ce point de vue, nous considérons qu’il peut être mieux compris par le prisme de la notion de destination touristique.

La notion de destination touristique

La « destination » devient un élément central dans les politiques touristiques des territoires. On peut ainsi identifier plusieurs destinations à l’échelle des territoires français, entre autres : la destination Angers,  la destination Dordogne-Périgord, ou encore la destination Côte d’Azur France.

On entend par destination un territoire, qui est commercialisé comme une entité touristique auprès de marchés multiples (domestiques et internationaux). Le périmètre d’une destination peut correspondre à des frontières administratives (nation, région) si elles traduisent des orientations culturelles fortes, mais elle peut également représenter des caractéristiques géographiques spécifiques (les Alpes, les Pyrénées, la Côte d’Azur) ou des particularités géographiques locales (le cirque de Gavarnie, le Grand Canyon, etc.). La notion de destination peut également dépasser le cadre du territoire national. Dans ce cas de figure, elle implique différents pays dans un circuit de visite (la commercialisation du bassin méditerranéen auprès des clientèles de croisière).

Frochot et Legohérel (2012).

Vidéo 1 – La Vallée de la Dordogne (Dordogne Périgord Tourisme).

L’enjeu pour les professionnels du tourisme dans les années à venir n’est plus seulement lié à leur capacité à attirer des publics visiteurs et/ou touristes dans un lieu autre que celui de résidence, mais il implique aussi une réelle vision de destination touristique au sens large qui permet de donner une représentation nouvelle aux lieux touristiques et aux territoires qui les abritent. Il s’agit essentiellement de penser ces lieux comme un espace de vie au sein duquel les intérêts de différents acteurs (gestionnaires comme visiteurs) convergent et/ou divergent par rapport aux attentes et aux motivations de chacun. Comme le souligne si bien Escadafal (2015) :

Le territoire est vu comme un espace social et un espace vécu (Di Méo, 1998). C’est un système complexe avec plusieurs réseaux d’acteurs et plusieurs identités. Sa création est de nature intentionnelle de par le caractère volontaire qui est attribué à un et/ou plusieurs acteurs, responsables de son émergence.

Escadafal (2015) précise par ailleurs qu’au-delà de la dimension politique qui se dégage de sa création, il est important de considérer les éléments patrimoniaux qui émergent dans la construction d’une identité collective au sens de l’inscription du projet de création dans l’histoire. Ce qui l’amène à conclure que même si le territoire est voulu comme tel par des acteurs dits gestionnaires (élus municipaux et associatifs, gestionnaires de sites touristiques) ; dans un contexte touristique, il n’est « destination touristique » que s’il est perçu ainsi par les visiteurs/touristes actuels, voire les potentiels visiteurs/touristes ». Le territoire est donc le lieu par excellence de l’expression des diversités qu’on peut identifier dans une structure sociale.

La prise en compte de ces diversités en fonction du système ou du réseau d’acteurs impliqués dans la stratégie de développement touristique est la clé pour une meilleure compréhension des représentations qui émanent d’un territoire commercialisé comme une entité touristique. Plus que jamais, l’offre touristique se doit d’être conforme aussi bien aux attentes des résidents qu’à celui des différents publics de visiteurs. Le salut du tourisme de demain passe par la prise en compte de cet équilibre constant entre les résidents et les touristes qui favorise non seulement une meilleure appropriation du lieu, mais aussi des logiques plus durable et responsable dans les activités touristiques. C’est le choix que nous avons fait dans l’élaboration de la démarche « InTerreCo » que nous mettons actuellement en place dans la Communauté de Communes du Grand Chambord.

L’industrie du tourisme : les destinations au centre de la stratégie marketing

Traditionnellement, le rôle des acteurs gestionnaires d’un territoire mis en tourisme se limitait uniquement à la promotion et à l’animation de la vie locale.  Aujourd’hui, ce rôle a évolué en raison des exigences inhérentes aux stratégies de marketing territorial dans une logique de « destination » (Frochot et Legohérel, 2010 ; Petr, 2015). En effet, les professionnels du tourisme parlent de plus en plus de l’importance stratégique du management de la destination et les cursus universitaires prennent en compte ces nouvelles exigences de formation dans l’industrie du tourisme. Les acteurs publics comme privés, se doivent désormais d’être en amont et en aval du processus de gestion de leurs destinations. Ils mènent ainsi des réflexions aussi bien sur l’élaboration de leur stratégie de développement touristique, l’identification de leur positionnement que sur la politique de promotion touristique. La prise en compte de ce triptyque devient cruciale pour répondre au mieux à la forte concurrence entre les territoires.

Vidéo 2 –  Exemple de vision stratégique des professionnels du tourisme-OnlyLyon sur la promotion de leur destination.

Au-delà de ces éléments en lien avec les sujets de la destination (élus municipaux et associatifs, acteurs des offices de tourisme, gestionnaires de sites touristiques, habitants, touristes, etc.), il est important de prendre en compte la complexité même de l’objet qui est commercialisé : le territoire. Murphy et al. (2000) soulignent notamment l’importance de prendre en compte une composante essentielle du territoire pensé comme une destination touristique : le lieu de forte attraction touristique. Nous y reviendrons plus en détail dans un prochain article de blog sur la vulgarisation scientifique en marketing du tourisme.

Références bibliographiques

Di Méo G. (1998), Géographie sociale et territoires, Paris : Nathan Université coll. « Fac Géographie », 320 p.

Escadafal A. (2015), Des territoires aux destinations touristiques : la fin d’une illusion ? Sud-Ouest européen – Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest, 39, 55-63.

Frochot I. et Legohérel P. (2012), Marketing du Tourisme, 3ème édition, Dunod, 367 p.

Murphy P. E., Pritchard M. P. et Smith B. (2000), The destination product and its impact on traveler perceptions, Tourism Management, 21, 4, 43-52.

Petr C. (2015), Le marketing du tourisme, 2ème édition, Dunod, 128 p.

InTerreCo Grand Chambord

InTerreCo dans le Grand Chambord

La pérennité des territoires est au cœur de la démarche « InTerreCo ». Notre objectif principal est d’instaurer un espace de « Coworking » pour les jeunes auto-entrepreneurs qui s’inscrivent dans une logique de développement durable et responsable. Le premier projet du Collectif est porté par deux jeunes auto-entrepreneurs qui travaillent dans le cadre d’une opération Grand Site de France.

Koffi Selom Agbokanzo et Maxime Dargenton accompagnent le Grand Chambord dans son intégration au Réseau des Grands Sites de France, ainsi que dans son projet lié à l’obtention du label « Grand Site de France » attribué par le ministère de la Transition écologique et solidaire. Ils sont en charge du volet « marketing territorial » qui a pour vocation de contribuer activement à l’élaboration d’une stratégie de développement touristique durable et responsable sur le territoire.

Pourquoi le Grand Chambord ?

« Premier territoire français à nous faire confiance, nous avons pour mission de concevoir sa stratégie de marketing territorial en plaçant le local au cœur des dynamiques touristiques. Cette approche est vital dans le contexte actuel de crise sanitaire (Covid19) où les différents paradigmes de l’industrie du tourisme sont remis en cause ».

En 2018, l’industrie mondiale du tourisme compte près de 1,4 milliards de touristes étrangers, soit une hausse de 5,4% par rapport à 2017*. Avec 89,3 millions de touristes étrangers en 2018, la France a bénéficié de cette progression.
Les prévisions de 2019 se fondaient sur une montée de la fréquentation touristique étrangère. Cependant, la crise du Covid19 remet en cause ces perspectives optimistes et de fait, oblige à revoir les stratégies de développement touristique. L’offre touristique doit désormais séduire en priorité une clientèle locale, régionale et nationale. Pour les chercheurs et les praticiens en marketing du tourisme, les réflexions se structurent autour d’une question centrale : « comment les territoires vont-ils s’adapter au nouveau paradigme du tourisme ? »

Ce projet que nous menons dans la Communauté de Communes du Grand Chambord rentre pleinement dans ces réflexions sur un tourisme qui se doit de répondre aux nouvelles exigences socio-politiques, économiques, voire écologiques du secteur. Il s’agit essentiellement de concevoir une stratégie de marketing territorial en prenant en compte les considérations de chaque partie prenante sur le territoire.

Communauté de Communes du Grand Chambord.
Communauté de Communes du Grand Chambord.

Pourquoi s’inscrire dans l’opération Grand Site de France ?

Nous pouvons dire que nous partageons des valeurs communes dans la mesure où notre texte fondateur répond en partie à certains principes forts du Réseau des Grands Sites de France, à savoir :

  • un respect de « l’esprit des lieux » propre à chaque site,
  • une prise en compte du volet pédagogique dans l’accueil des publics, 
  • une bonne gestion des flux de fréquentation touristique, 
  • une association des résidents aux politiques de développement touristique, 
  • et une prise en compte des différents acteurs économiques à l’échelle locale dans l’élaboration des stratégies touristiques.

Répondre à ces différentes préoccupations est au cœur des missions stratégiques que nous menons sur le volet marketing territorial. Nous considérons que les territoires sont en constante évolution au fur et à mesure des mutations économiques, des mobilités humaines et des interactions socioculturelles entre les différents acteurs. Pour reprendre les mots de Escadafal (2015)** :

« le territoire est un système complexe dans lequel on retrouve plusieurs réseaux d’acteurs et différentes identités ».

 

* Source : Organisation Mondiale du Tourisme (OMT).

** Escadafal A. (2015), Des territoires aux destinations touristiques : la fin d’une illusion ? Sud-Ouest européen – Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest, 39, 55-63.

InTerreCo

L’aventure InTerreCo

C’est l’histoire d’une rencontre entre cinq jeunes qui partagent une vision de tourisme durable et responsable. Elle trouve son fondement dans une industrie du tourisme qui se doit de prendre en compte les impacts socio-économiques et écologiques de ses activités sur les territoires. Ce premier article résume l’essence du Collectif et donne des informations sur les fondateurs, leurs objectifs et leur vision commune.

Une identité visuelle

Nos couleurs et le nom « In-Terre-Co » font référence à la « terre » dans une logique de « territoires interconnectés ». Ils traduisent l’essence même du collectif InTerreCo qui se structure autour d’une forte volonté de travailler en communauté. En effet, c’est cet esprit de co-construction de savoirs en partant des spécificités de chacun qui a animé les premières rencontres en Brenne (Indre – Centre Val de Loire). 

InTerreCo
Auto-entrepreneurs – territoires – interconnectés.

Identité visuelle réalisée par Tiinga KPEMA.

Parti de l’initiative de deux amis, Koffi Selom AGBOKANZO et Maxime DARGENTON, le collectif s’étend aujourd’hui à trois autres personnes qui ont rejoint l’aventure en avril 2020 : Marie-Georges FAYN, Christine Essenam LAWSON et Tiinga KPEMA. Sa vie est essentiellement construite autour de projets qui sont co-portés et/ou co-pilotés dans une finalité commune par les différents membres.

Une vision commune

La richesse d’InTerreCo réside non seulement dans les spécificités de ses membres, mais aussi dans la capacité de ces derniers à donner une forme collective à leurs spécificités. Les chercheurs d’InTerreCo inscrivent les concepts, les ressources théoriques et méthodologiques du marketing dans une finalité collective. Leur approche s’enrichit des apports d’une équipe de professionnels intervenant dans les disciplines complémentaires que sont les sciences de l’information et de la communication, la géographie, l’urbanisme, la sociologie, l’économie et l’informatique. Dans cet esprit, la pensée de Lazer (1969)* sous-tend la vision commune du Collectif :

« le marketing doit servir non seulement les entreprises, mais aussi les buts de la société. Il doit agir avec l’intérêt public général car le marketing ne se limite pas à la transaction vente-achat, ses responsabilités dépassant la réalisation des profits ».

Par ailleurs, InTerreCo aspire à jouer un rôle clé dans l’instauration et l’accompagnement de dynamiques entrepreneuriales sur les territoires. Il s’agit essentiellement de remettre les résidents (entrepreneurs locaux, et habitants) au cœur de la politique touristique car ils ont un rôle actif à jouer dans le développement de leur territoire.

En effet, tous les résidents ont une connaissance intime de leur lieu de vie. Les inviter à devenir partie prenante de leur attractivité est un des défis majeurs que doivent relever les acteurs gestionnaires des territoires pour les années à venir. L’intérêt de la démarche que nous menons avec ces territoires réside dans la capacité à associer chacun au processus de valorisation. 

Un label pour les auto-entrepreneurs

« InTerreCo / Auto-entrepreneur » est un label attribué sur une période déterminée** à des auto-entrepreneurs qui respectent les principes fondateurs. L’intégration au label se fait par lettre notifiée des deux propriétaires de la marque, à savoir Koffi Selom AGBOKANZO et Maxime DARGENTON.

 

* Lazer W. (Janvier 1969), Marketing’s Changing Social Relationships, Journal of Marketing, Vol. 33, N° 1, pp. 3-9.

** Période qui peut être renouvelée plusieurs fois après validation des propriétaires de la marque.